Un champion sans fair-play fait honte à l’Afrique
Gagner sans élégance, sans respect de l’adversaire ni des institutions, reste une victoire incomplète. Un champion sans fair-play fait honte à l’Afrique et contribue à entretenir les clichés négatifs sur notre football.
Le rideau est tombé hier au Maroc sur une Coupe d’Afrique des Nations qui marque un tournant majeur dans l’histoire du football africain. Après l’édition historique organisée en Côte d’Ivoire, suivie par environ 2,5 milliards de téléspectateurs à travers le monde, la CAN s’est hissée à un niveau supérieur et s’impose désormais comme une compétition qui compte véritablement dans le concert des nations.
Cette édition marocaine était très attendue, notamment pour confirmer la progression du football africain. Si la Côte d’Ivoire avait réussi une organisation globalement saluée, sans grandes polémiques, permettant au monde entier de vibrer au rythme d’un football africain trop souvent caricaturé par des incidents (infrastructures défaillantes, stades inadaptés, pelouses impraticables, erreurs d’arbitrage), la CAN au Maroc n’a malheureusement pas échappé, une fois de plus, aux controverses liées à l’arbitrage.
Sur le plan organisationnel, le Maroc a pourtant été exemplaire. Le pays a offert des infrastructures dignes d’un État qui se respecte et respecte ses hôtes : stades modernes, pelouses de grande qualité, dispositifs d’accueil efficaces et infrastructures hôtelières à la hauteur des standards internationaux. À ce niveau, le Maroc a clairement réussi sa mission.
Cependant, certains incidents qui relèvent davantage de la CAF que du pays organisateur sont venus ternir l’apothéose de la compétition. Comme trop souvent, le Sénégal futur vainqueur a laissé un goût amer au terme d’une CAN pourtant prometteuse.
Les Sénégalais avaient déjà mis une forte pression médiatique avant la finale, semblant préparer le terrain en cas de défaite. Ils ont multiplié les accusations à l’encontre de l’organisation et de la Fédération marocaine de football, dénonçant des conditions dont ils ont pourtant eux-mêmes contribué à créer les tensions. Cette stratégie a installé un climat délétère autour de la finale.
Sur le plan purement sportif, même en rejouant ce match à 100 reprises, il faut reconnaître que le Maroc n’avait pas les armes pour rivaliser avec le Sénégal. En revanche, certains faits de jeu et surtout le comportement de l’entraîneur sénégalais ont une nouvelle fois soulevé des interrogations sur le fair-play. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois : rappelons qu’ils avaient déjà accusé la Côte d’Ivoire de tricherie après leur élimination.
Concernant les décisions arbitrales, le but refusé l’a été après un coup de sifflet préalable pour faute, ce qui rend toute consultation de la VAR inutile selon le règlement. Quant au penalty, il y avait bel et bien matière à siffler. Mais une fois encore, l’attitude générale et les contestations excessives ont donné l’impression d’une volonté de saboter l’image du football africain, offrant au monde un spectacle désolant.
La seule véritable satisfaction à tirer de cette CAN demeure l’existence d’un immense champion africain, un compétiteur exemplaire et respecté sur la scène mondiale : Sadio Mané, dont la grandeur dépasse largement les polémiques et honore le football africain.
Source : Fred Le Baoulé
![[ID: sx2HNoIbw-o] Youtube Automatic](https://campustv.ma/wp-content/uploads/2025/06/id-sx2hnoibw-o-youtube-automatic-360x203.jpg)
![[ID: w_rk2_T7T_M] Youtube Automatic](https://campustv.ma/wp-content/uploads/2025/06/id-wrk2t7tm-youtube-automatic-360x203.jpg)
![[ID: O7vwrhpaqm4] Youtube Automatic](https://campustv.ma/wp-content/uploads/2025/06/id-o7vwrhpaqm4-youtube-automatic-360x203.jpg)
![[ID: 8yWY_UHMdBQ] Youtube Automatic](https://campustv.ma/wp-content/uploads/2025/06/id-8ywyuhmdbq-youtube-automatic-360x203.jpg)

